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Informations importantes à l’attention des femmes porteuses d’implants mammaires texturés

Les implants mammaires à surface texturée ont récemment fait l’objet d’une interdiction au Canada et ailleurs dans le monde en raison de leur association à une rare forme de cancer appelé Lymphome anaplastique à grandes cellules associé aux implants mammaires (LAGC-AIM). Bien que l’incidence du LAGC-AIM demeure extrêmement faible, il est important que les patientes concernées soient informées sur les risques liés à ce type d’implants.

Que signifie LAGC-AIM?

Le Lymphome Anaplastique à Grandes Cellules Associé aux Implants Mammaires est un lymphome à cellules T susceptible de se développer près des implants mammaires. Le LAGC-AIM n’est pas un cancer du sein, il s’agit plutôt d’un cancer affectant le système immunitaire. Il se développe autour du tissu cicatriciel de l’implant et, dans certains cas, peut se répandre dans le reste du corps.

Le LAGC-AIM est-il commun?

Selon Santé Canada, moins de 30 cas ont été confirmés à ce jour (juin 2019) au pays. La Food and Drug Administration estime que le risque absolu se situe entre 1 : 3817 et 1 : 30 000. Il s’agit de l’information la plus précise actuellement disponible, toutefois ces données changent continuellement. Ces estimations concernent les patientes porteuses d’implants texturés. Aucun cas de LAGC-AIM lié à des implants lisses n’a été rapporté jusqu’ici au Canada.

Quels sont les symptômes du LAGC-AIM?

Le LAGC-AIM se manifeste en moyenne 8 -10 ans après la pose des implants. Le gonflement du sein, dû à l’accumulation de fluide autour de l’implant, est généralement le premier signe. Parmi les autres symptômes figurent la douleur, une masse dans le sein ou sous le bras, une fermeté anormale ou une asymétrie.

De quelle façon se fait le diagnostic?

Il n’existe pas de test sanguin pour diagnostiquer le LAGC-AIM. En présence de symptômes, on recommande de subir une échographie de dépistage. Si du fluide (sérome) est décelé, un échantillon doit être prélevé et analysé. En cas de diagnostic, le traitement consiste à procéder au retrait des implants avec capsulectomie totale. La mammographie ne permet pas de poser un diagnostic.

Le LAGC-AIM peut-il être traité?

Le LAGC-AIM est généralement facilement et complètement traitable si la patiente consulte son médecin lors de l’apparition du premier symptôme. Dans la plupart des cas, le traitement consiste à retirer l’implant et le tissu cicatriciel. Des traitements additionnels peuvent être requis en fonction de la patiente. La majorité des patientes n’ont pas besoin de traitements additionnels.

Y a-t-il eu des décès liés au LAGC-AIM?

Quelques rares décès ont été rapportés dans les cas où la maladie s’est répandue dans le reste du corps. À l’échelle mondiale, 21 décès ont été associés au LAGC-AIM depuis que la maladie a été signalée il y a 20 ans.

Que doivent faire les patientes qui sont porteuses d’implants texturés?

La FDA, Santé Canada et les sociétés de chirurgiens plasticiens ne recommandent pas le retrait préventif des implants si aucun symptôme de la maladie n’est présent. Toute intervention chirurgicale comportant des risques, les patientes devraient discuter des risques et des avantages d’une chirurgie de retrait avec leur médecin et leur chirurgien plasticien. Santé Canada encourage les patientes à auto-examiner leurs seins régulièrement et à voir leur professionnel de la santé périodiquement pour des suivis.

Quels types d’implants sont liés au LAGC-AIM?

Des cas de LAGC-AIM ont été rapportés chez des femmes porteuses d’implants composés de solution saline et de gel de silicone, de forme ronde ou anatomique, de tous types de gel et de toutes projections. La maladie semble purement reliée au type de surface et non au contenu ou à la forme des implants. Le procédé de texturation Biocell d’Allergan présente un taux d’association plus élevé que n’importe quel autre fabricant.

Quelle est la cause du LAGC-AIM?

Plusieurs théories ont été avancées pour expliquer la formation de la maladie autour des implants texturés. Selon de nombreux chercheurs, les implants texturés présentent une plus grande surface d’adhésion bactérienne, ce qui, chez certaines patientes, mène à la formation d’un biofilm pouvant entraîner de l’inflammation chronique et une augmentation des lymphocytes. D’autres théories attribuent l’inflammation à une irritation mécanique chronique. On suggère également que la maladie soit causée par le détachement de microfragments de silicone de la surface texturée.

Les patientes qui ont reçu des implants texturés sous mes soins ont été contactées individuellement. J’invite ces patientes à contacter ma clinique pour avoir des précisions ou pour obtenir un rendez-vous afin de discuter de leurs préoccupations.